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L’astrée, le roman d’Honoré d’Urfé.

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Honoré d’Urfé publia, de 1607 à 1627, ce roman pastoral, premier roman-fleuve de la littérature française avec plus de 5000 pages en 5 volumes.

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Seules les trois premières parties (1607-1610-1619) et le début de la quatrième sont de la main d’Urfé, à sa mort, son secrétaire

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Balthazar Baro ayant assuré la rédaction de la suite, d’après les notes laissées par son maître. Il eut un succès considérable dans toute l’Europe, ce livre-culte suscita une véritable mode dans les salons, à Paris comme en province à tel point  que l’Astrée est devenue trés rapidement un lieu de culture du XVIIe siècle, une référence en matière d’élégance du langage et un modèle en matière de galanterie.

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Cette oeuvre monumentale se déroule au Ve siècle de notre ère dans la région du Forez aux alentours du chateau de la Bastie d’Urfé, sur les bords du Lignon, dont l’auteur et originaire,  et relate les amours contrariées de deux bergers Astrée et Céladon.

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 Le Roman, résumé.

Le roman transporte son lecteur dans ce cadre de fantaisie, qu’ornent et recréent à loisir l’imagination et la nostalgie de l’auteur,

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là vit le berger Céladon, amoureux depuis trois ans de la bergère Astrée. Ils évoquent longuement leurs sentiments et leur bonheur futur. Mais leurs familles sont ennemies et par prudence, Astrée demande à Celadon de donner le change aux médisants en feignant de courtiser Aminthe. On persuade Astrée que Céladon ne feint pas, mais est réellement épris d’Aminthe. Jalouse, Astrée bannit son amant qui, les bras croisés, se jette dans la rivière Lignon : désespoir d’Astrée.

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 Cependant, Céladon a survécu. Il est recueilli par trois nymphes, qui tombent toutes trois amoureuses  du beau berger. L’une d’elles n’est autre que Galathée, la fille de la reine du Forez. Céladon, qui ne vit que dans l’espoir de retrouver Astrée, parvient à fuir le château grâce à l’aide du druide Adamas, et se résout à vivre en sauvage dans la forêt, où il élève un temple à son amante. Adamas, touché de la sincérité du jeune homme, imagine de l’habiller en fille et de le faire passer pour sa propre fille,Alexis. Evidemment, Astrée conçoit une vive amitié pour cette nouvelle compagne, qui ressemble si fort à son amant. Ce dernier refuse pourtant de se faire reconnaitre, tant que l’Astrée ne le rappellera pas formellement auprès d’elle.

Ici finit, inachevé à sa mort, le roman d’Honoré d’Urfé.

Son secrétaire, Baro, peut-être d’après les indications de son maître, fait se retrouver les amants auprès de la merveilleuse fontaine de la vérité d’Amour. La présence d’Astrée et Celadon fait fuir les monstres gardiens de la fontaine et dissipe ses enchantements.

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Tous deux convaincus désormais de leur amour et de leur inébranlabre fidélité, les amants se marient, Hylas aurait-il eu tort ? L’amour échapperait-il à « l’inconstance » ?

 

 

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 Accès à la lecture du roman.

 

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 Le chateau de la Bastie d’Urfé, construit à la Renaissance par, Claude d’Urfé, et un magnifique exemple d’édifice inspiré par le goût italien et constitue un joyau du patrimoine forézien.

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Indissociable de la Bastie d’Urfé, Honoré d’Urfé, écrivain, né à Marseille le 10 février 1567, y passe son enfance. De retour à la Bastie après ses études chez les jésuites à Tournon, il participe à plusieurs campagnes militaires et reste fidèle au Duc de Nemours. Ligueur, il fut emprisonné et se retira en Savoie après la victoire d’Henri IV.  Il écrivit un poème pastoral ( Sireine 1586-1604) et des Epîtres morales (1598). Mais il doit sa célébrité à son roman, mèlé de prose et de vers, l’Astrée.

Amoureux du Forez et de la rivière Lignon, c’est en ces lieux romanesque qu’il s’éprend de sa belle soeur Diane de Châteaumorand qu’il épousera, après un mariage non consommé, en 1600.

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 Cette union tumultueuse ne satisfera pas son idéal de l’amour qu’il magnifiera et immortalisera dans l’Astrée.

Honoré d’Urfé périt en chevalier lors d’une attaque des troupes du Duc de Savoie à Villefranche sur mer le 1er juin 1625.

 

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Après avoir connu bien des tourments, la Bastie D’Urfé est aujourd’hui la propriété de La Diana, socièté archéologique et historique du Forez, et ce château est ouvert  maintenant au public.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

 

 

 

 

 

Publié dans:LE SAVIEZ-VOUS ? |on 17 août, 2007 |Pas de commentaires »

Une voix d’enfant… Anne Frank.

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Nombreux sont ceux qui connaissent le nom d’Anne Frank, mais combien sont-ils à avoir lu les journaux  d’Anne ?  cette jeune adolescente qui est rentrée dans l’Histoire par la grande porte.

Album de poésie

 Une petite fleur écrasée.

Son souvenir restera gravé a jamais dans notre mémoire !

           Une voix d’enfant.      Le hasard m’a mis entre les mains un journal écrit pendant les années de guerre. L’Institut national pour la documentation de guerre possède déjà quelque deux cents de ces journaux, mais je serais étonné s’il s’en trouvait dans le lot encore un autre qui fût aussi juste, aussi intelligent et pourtant aussi humain que celui-ci, que j’ai lu d’un trait, oubliant pour un soir le présent et ses contraintes.          Quand je l’eus fini, la nuit était tombée et je m’étonnai de constater que la lumière brûlait encore, qu’il y avait encore du pain et du thé, que je n’entendais pas le vrombissement d’avions dans le ciel ni le martèlement des bottes dans la rue, tant sa lecture m’avait captivé et ramené à ce monde irréel que nous avons quitté depuis près d’un an déjà.         Il a été écrit par une adolescente juive qui avait treize ans lorsqu’elle dut se cacher avec ses parents et sa soeur aînée et commença ce journal ; il se termine plus de deux ans après, quand la Gestapo par un jour funeste découvre le refuge de la famille. Elle est morte un mois avant la fin de la guerre, dans l’un des pires camps de concentration allemands ; elle n’avait pas encore seize ans. Comment. je ne veux pas m’y attarder. Mais, on peut le craindre, cela ne dut pas être très différent de ce qu’on peut lire dans tant de souvenirs de déportation, comme par exemple dans cette brochure récemment parue, « Entre la vie et la mort à Auschwitz ». même s’il s’agissait d’un autre camp.         D’ailleurs, les conditions de sa mort importent peu. Plus importante était cette jeune vie qui fut brisée sciemment par un système dont nous nous étions juré de ne jamais oublier ni pardonner la cruauté aveugle tant que nous la subissions, mais que, le temps aidant, nous commençons déjà sinon à pardonner du moins à oublier, ce qui finalement revient au même.         Pour moi, cependant, ce journal apparemment anodin d’une enfant, ce De Profundis balbutié d’une voix enfantine incarne toute l’horreur du fascisme, plus que tous les actes réunis du procès de Nuremberg. Pour moi, le sort de cette petite juive résume à lui seul le pire crime commis par l’esprit à jamais haîssable. Car ce crime n’est pas l’anéantissement de la vie et de la culture en soi : celles-ci peuvent également être sacrifiées à une révolution qui créera à son tour de la culture, mais c’est l’obstruction des sources de la culture, l’anéantissement de la vie et du talent par pur instinct de destruction. A moins que tous les signes ne nous trompent, cette petite fille serait devenue un écrivain de talent si elle était restée en vie.        Venue d’Allemagne à l’âge de quatre ans, elle écrivait dix ans plus tard un néerlandais d’une pureté et d’une sobriété enviables et faisait preuve d’un sens des faiblesses de la nature humaine, y compris de la sienne, si infaillible qu’il surprendrait chez un adulte, a fortiori chez un enfant. Mais elle montrait également les possibilités infinies de cette même nature humaine, possibilités offertes par l’humour, la compassion et l’amour, ce dont on doit peut-être s’étonner encore plus et qui pourrait même inspirer un mouvement de recul comme tout ce qui est très exceptionnel si, chez elle, rejet et acceptation n’étaient demeurés si profondément enfantins.        Que cette adolescente ait pu être enlevée et tuée constitue pour moi la preuve que nous avons perdu notre bataille contre la bête qui est en l’homme. Et nous l’avons perdue parce que nous n’avons rien su lui opposer de positif. Et c’est pourquoi nous la perdrons encore, sous quelque forme que l’inhumanité revienne nous attaquer, si nous ne sommes toujours pas en état de lui opposer rien de positif. La promesse de ne jamais oublier ni pardonner ne suffit pas. Il ne suffit même pas de tenir cette promesse. Une défense passive ou négative est insuffisante, elle n’est rien. Il n’y a de salut que dans une démocratie « totale », active et positive dans les domaines politique, social, économique et culturel : la construction d’une société où le talent ne sera plus anéanti, opprimé et refoulé, mais découvert, nourri et soutenu, où qu’il se manifeste. Et cette démocratie-là, en dépit de toutes nos bonnes intentions, nous en sommes encore aussi loin qu’avant guerre.        Jan. Romein. le 3 avril 1946  (quotidien  ‹Het Parool›)

Anne, écrivait souvent son désespoir dans son journal: 

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    Le 30 Janvier 1943 :            Je bous de fureur et je ne peux pas le montrer, je voudrais taper du pied, crier, secouer maman un bon coup, pleurer, que sais-je encore, pour tous les mots méchants, les regards moqueurs, les accusations qui me transpercent chaque jour comme autant de flèches d’un arc tendu à l’extrème et qui sont difficiles à extirper de mon corps. Je voudrais crier à maman, Margot, V.P., Pf. et aussi papa : laissez-moi tranquille, laissez-moi enfin dormir une nuit sans tremper mon oreiller de larmes, sans que les yeux me brûlent et que la migraine me martèle la tête. «Laissez-moi partir, disparaître loin de tout loin du monde !»  Mais c’est impossible, je ne peux pas leur montrer mon désespoir, les laisser plonger un regard dans les plaies qu’ils m’ont infligées, je ne supporterais pas leur pitié et leur bonhomie moqueuse, elles aussi me feraient hurler.            Tout le monde me trouve prétentieuse quand je parle, ridicule quand je me tais, insolente quand je réponds, roublarde quand j’ai une bonne idée, paresseuse quand je suis fatiguée, égoïste quand je mange une bouchée de trop, bête, lâche, calculatrice, etc., etc.          Toute la journée, je m’entends dire que je suis une gosse insupportable, et même si j’en ris et fais semblant de m’en moquer, çà me fait de la peine, et je voudrais demander à Dieu de me donner une autre nature qui ne provoquerait pas l’hostilité des gens.          C’est impossible, ma nature m’a été donnée une fois pour toutes, et je ne saurais être mauvaise, je le sens. Je me donne beaucoup plus de mal pour satisfaire tout le monde qu’ils ne sont capables d’imaginer, j’essaie de garder un rire de façade parce que je ne veux pas leur montrer mes souffrances.          Plus d’une fois, après des reproches sans fondement, j’ai lancé à la tête de maman : Je n’en ai rien à faire de ce que tu me dis, tu n’as qu’à plus t’occuper de moi, de toute façon, je suis un cas désespéré.  Naturellement, je m’entendais répondre que j’étais insolente, on me boudait un peu pendant deux jours, puis on oubliait tout et on recommençait à me traiter comme les autres.           Il m’est impossible d’être tout miel un jour et de leur cracher ma haine au visage le lendemain, je choisis plutôt le juste milieu, qui n’a rien de juste, je tais ce que je pense et j’essaie de les mépriser autant qu’ils me méprisent. Ah, si seulement j’en avais la force.   Le 3 février 1944 :        J’en suis arrivé au point où cela m’est à peu près égal de mourrir ou de rester en vie , le monde continuera de tourner sans moi et, de toute façon, je ne peux rien contre ces événements.        Je laisse les choses se faire, mais si je suis sauvée, si j’échappe à l’anéantissement, je trouverais vraiment affreux que mon journal et mes contes soient perdus.   Le 25 mars 1944 :        « Oui, je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre , même après ma mort !  Et c’est pourquoi je suis reconnaissante à Dieu de m’avoir donné à la naissance une possibilité de me développer et d’écrire, et donc d’exprimer tout ce qu’il y a en moi ! »     Le 31 mars 1944 :          Dieu ne m’a pas abandonnée et ne m’abandonnera pas.   Le 15 juillet 1944 ( trois semaines avant son arrestation) :        A part cela, j’ai un courage de vivre exceptionnel, je me sens toujours si forte et capable d’endurance, si libre et si jeune ! Quand j’en ai pris conscience, j’étais heureuse car je ne crois pas que je courberai vite la tête sous les coups que chacun doit subir.  ( Sept mois après ces lignes, montrant sa détermination, sa foi, et sa volonté de résister au destin et de vivre, Anne ne sera plus ! morte avec Margot sa soeur, dans la déchéance et la misère physique la plus totale. )

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Mais son souhait s’est réalisé, ainsi, après sa mort, cruelle et inutile, Anne Frank avait conquis le monde.

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Deux petites fleurs,  parmis tant d’autres,  écrasées sans pitié par la machine nazi.

            Les Franks, qui sont juifs et qui sont entrés dans la clandestinité pour échapper aux déportations vers les camps de la mort, sont dénoncés et arrêtés le 4 août 1944. Après leur déportation par les Allemands, Miep Gies (une amie protectrice) conserve le journal qu’a tenu Anne Frank durant les années passées dans la clandestinité. Au lendemain de la guerre, elle remet le journal au père d’Anne Frank, Otto Frank, le seul des huit clandestins à avoir survécu à l’holocauste : 

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« Je me suis levée, j’ai ouvert le tiroir de mon bureau, j’ai pris tous les journaux et les feuilles volantes et je les ai remis à monsieur Frank… En disant : voilà l’héritage de votre fille Anne. »

 

          Anne Frank,  traduite à travers le monde entier et lue par des millions de personnes, avait tenu son fameux journal alors qu’elle était entrée dans la clandestinité à Amsterdam pour échapper aux persécutions antijuives des nazis. Après avoir été trahie avec les sept autres clandestins, elle est morte broyée comme tant d’autres, par la machine nazi,  dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, en Allemagne. 

         Un camp qui à ses débuts était « un bon camp » mais qui est très vite devenu le camp de l’horreur avec le recul des armées allemandes. Ainsi le décrivrait le juriste néerlandais Abd Herzberg, qui fut déporté de Westerbork à Bergen-Belsen au début de 1944 :  Le sol du camp est aride, en hiver c’est la boue ou de la glace, en été du sable, de la poussière et du gravier. Pas un ver ne s’y faufile, pas un papillon n’y danse, pas une libellule n’y vole. Pas un moineau ne vient y chercher une graine, pas un oiseau ne songe à se poser sur un poteau ou une planche pour y pousser son « cui-cui ». Un assez bon camp cependant, même si on y a rapidement souffert de la faim. Les mauvais traitements y étaient relativement rares et les massacres systématiques inconnus. La plupart des baraques étaient mal construites, le vent s’y engouffrait et les traversait, les toits étaient percés, rendant des lits inutilisables et laissant des flaques d’eau sur le sol. En dépit de tous ces inconvénients, on échappait à la menace quotidienne de la mort. Et l’on pouvait se raccrocher à l’espoir d’un éventuel échange, dont dépendait l’autorisation d’émigrer en Palestine.

      Son triomphe a pris des proportions inouïes. Aujourd’hui, le livre a été vendu à quelque quinze ou seize millions d’exemplaires. En 1955 une adaptation théâtrale fut réalisée aux Etats-Unis, suivie deux ans plus tard par une version cinématographique. La pièce comme le film furent des succés.

         La maison où elle s’était réfugiée  ( l’Annexe )  aujourd’hui la Maison d’Anne Frank,  est l’un des musées les plus visités d’Amsterdam.

Anne et Margot dans l'Annexe.

La chambre où vécu Anne, pendant plus de deux ans. 

A lire absolument, les journaux d’Anne Frank, un témoignage émouvant de sincérité.

http://www.annefrank.org/fr/

Publié dans:LE SAVIEZ-VOUS ? |on 26 juillet, 2007 |1 Commentaire »

Lidice et ses enfants martyres.

 

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  Le monument émouvant, de Marie Uchytilova. qui représente les 82 enfants assassinés par gaz d’échappement lors de leur transfert vers le camp d’extermination de Chelmno (Pologne).

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 Jeunes enfants écoliers, visitant le Mémorial de Lidice.  Ce sont les mêmes qui ont été assassinés par les nazis.

 NE PAS OUBLIER!

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 Commencée en 1989, elle mit 20 ans pour réaliser cette magnifique sculpture car elle utilisa les documents d’époque afin de reproduire au plus près du réel le visage des enfants disparus et de les représentés selon leur taille exacte.

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Lidice 10 juin 1942, Lezaky 24 juin 1942, deux villages sacrifiés.

  Le 10 juin et 24 juin sont des dates mémorables dans l’histoire tchèque, des dates tragiques car c’est le 10 juin 1942 que les nazis ont rasé la petite commune de Lidice, au nord-ouest de Prague et le 24 juin celle de Lezaky à l’est de Prague.

  Tous les hommes adultes âgés de plus de 15 ans seront exécutés.

Toutes les femmes seront mises dans un camp de concentration.

 Les enfants «Convenables» seront placés dans des familles SS du Reich pour la germanisation,

ceux qui ne sont pas «convenable» seront tués.

Le village devait être détruit et la superficie nivelée.

Signé:  Karl Herman Frank, le Secrétaire d’Etat Protectorat.

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Lidice 10 juin 1942 – Oradour sur Glane 10 juin 1944.

1942. Deux ans avant qu’ Ouradour-sur-Glane ne soit rayé de la carte de France, Lidice, petit village tchèque près de Prague est victime d’un massacre perpétré par les nazis suite à l’assassinat de Reinhard Heydrich, l’un des officiers SS les plus hauts gradés de l’époque…(« L’homme le plus brutal que j’aie jamais rencontré. » Amiral Wilhelm Canaris).  Pour nous, français, Lidice ou 340 habitants furent victimes du massacre Nazi, fait écho à Ouradour sur Glane, village martyr où l’horreur fut aussi portée à son comble lorsque tous les habitants furent enfermés dans l’église pour y être brûlés vifs.

Rappelons qu’une autre petite commune tchèque, Lezaky, située à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Prague, a aussi été rasée, c’était le 24 juin 1942.

 

Pourquoi Lidice et Lezaky?

 Une représaille à la suite de l’attentat contre le chef du Protectorat de Bohême et Moravie, l’Obergruppenführer SS, Reinhard Heydrich, et qui lui avait coûté la vie.

Le Reichsprotektor Reinhard Heydrich arrive à Prague en septembre 1941, pour s’emparer au bénéfice du Troisième Reich de la production tchèque d’armement, qui représentait un tiers du total de la production occupée. Pendant son court règne de la terreur, en l’espace de quelques semaines, 400 personnes sont exécutées et plusieurs milliers de personnes déportées.

Le 27 mai 1942, deux résistants envoyés par Londres, Jan Kubis, et Jozef Gabčík , un Tchèque et un Slovaque, lors d’une mission au nom de code: Opération anthropoïde, ont attaqué et mortellement blessé Heydrich qui circulait à bord de sa limousine, à la faveur d’un moment ou celui-ci avait ralenti pour négocier un virage, ils ont jeté une grenade le blessant mortellement.

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Jan Kubis, et Jozef Gabčík

Heydrich a réussi à sortir de la voiture et a tirer sur ses assassins avant de s’effondrer dans la rue.

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Heydrich a survécu pendant plusieurs jours, mais il est mort de ses blessures le 4 Juin, par empoisonnement du sang provoqué par des fragments de garniture automobile et de son propre uniforme, qui s’étaient logés dans sa rate. 

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Les nazis ont juré de se venger, ils ont ordonné l’exécution de dix mille Tchèques et menacé l’expulsion de millions d’autres.

Les deux Tchèques ont réussi à quitter les lieux pour se réfugier à Prague dans l’église orthodoxe Saint-Cyrille et Méthode. 

Kubis, Gabcik et cinq autres parachutistes furent dénoncés et trahis par deux de leur propre équipe, le sergent Karel Curda et le Cpl. Vilem Gerik (la Gestapo avait offert une récompense de 10.000.000 couronnes d’information qui mènerait à l’arrestation des assassins, tous les deux seront exécutés en 1947, pour trahison), sont attaqués par un détachement SS de 800 hommes, dans l’église Saint-Cyrille et Méthode, où ils se cachaient. A l’issue de la bataille qui dura quatorze heures, à court de munitions, les parachutistes, Gabchik, Opalka, Kubis, Josef Bublik, Jan Hruby, Jaroslav Svarc et Valcik, se suicidèrent avec leurs dernières cartouches. 

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Les SS ont essayé de les gazer et de les noyer dans la crypte ou ils se cachaient .

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Plaque commémorative à l’église Saint-Cyrille et Méthode.

 

Le jour ou la vie de ces gens simples bascula tragiquement.

A Lezaky, un village à l’est de Prague, où un émetteur radio a été découvert, chaque adulte a été tué. Les enfants ont été enlevés de force pour «rééducation» en Allemagne , un processus que seulement deux d’entre eux ont survécu.

A Lidice qui est un village de mineurs se trouvant à 20kms de Prague et composé de 102 maisons et de 495 habitants.

Prétextant l’obtention de preuves, le secrétaire d’État Dr Karl Frank a annoncé que les assassins avaient été parachutés dans Lidice par les Britanniques, preuves qui s’avéreront fallacieuses, (pour justifier le massacre, les habitants sont accusés d’avoir soutenu les auteurs de l’attentat. En réalité, les liens de ce village avec toute forme de résistance se résument à deux officiers enfuis à l’étranger qui en sont originaire et une lettre saisie dont le contenu, assez obscur, qui laisse penser que l’auteur a décidé de rejoindre la résistance).

 Les nazis ne purent jamais savoir si il y avait eu un lien entre l’auteur de la lettre et les assassins de Reinhard Heydrich. Cependant, le 9 mai fut décidé l’encerclement de nuit du village de Lidice, par la milice allemande. Toute la population fut réveillée et emmenée de force sur la place de l’église.  

 Ensuite, ils ont enfermé les femmes et les enfants dans l’école du village puis les hommes dans les caves, les granges et les étables de la ferme Horak. Ils ont fouillé toutes les maisons, mais n’ont même pas trouvé un morceau de preuves incriminantes. Dans la ferme Horak, certains d’entre eux, savait qu’ils allaient mourir. 

 

Le matin est venu – le matin du 10 Juin 1942 – le dernier jour dans la vie de Lidice.

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 Un peloton d’exécution, composé de 30  »Ordnungspolizei » était arrivé de Prague vers 3.30 h. Peu de temps après c’était l’aube, et ils allaient commencer leur forfait. Le SS « Hauptsturmführer » Weismann pour les encourager a exécuter leur horrible tâche, leur dit  «C’est la volonté du Führer que vous êtes sur le point d’exécuter ».  Ensuite, ils ont été avertis en vertu du péril de mort de ne pas révéler qu’ils avaient eux-mêmes déjà entendu parler de ce village.

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 Parmi ces bourreaux peut-être certains avaient une étincelle de pitié, mais aucun n’en donna signe.

Par dizaines, les hommes de plus de 15 ans du village, ont été conduits hors de la ferme Horak, direction le jardin derrière la grange. Ici, leurs bourreaux les attendaient. Les massacres se sont poursuivis par intermittence jusqu’à 16 heures moins quart, 173 hommes du village furent, par groupes de 10, tués par balle, 26 hommes survivants ont été brûlés vifs dans une grange. Le lendemain, 19 autres hommes qui revenaient de leur poste de nuit à la mine, avec 7 femmes, ont été envoyés à Prague, où ils ont également été abattus.

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  (Des matelats sont utilisés pour éviter le ricochet des balles.)

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La ferme  HORÁK.  C’est par cette entrée que sont passé les hommes de Lidice avant leur exécution.

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Les restes de la ferme Horak, aujourd’hui.  

   Le SS-Obergruppenführer Karl Hermann Frank est arrivé en grand uniforme, voir comment ses ordres avaient été exécutés.

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Selon des témoignages reçus pendant son procès, quatre ans plus tard, il a exprimé le souhait que «le maïs devrait croître là où se tenait Lidice ».   

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Vidéo d’archives: Exécution de Karl Hermann Frank à Prague.

 Autre destin, mais à certains égards plus horrible, s’est abattu sur les femmes et les enfants.

 Les 195 femmes et jeunes filles parqués dans la salle de classe ont été déportées au camp de concentration de Ravensbrück, un camp de la mort. Là, 42 d’entre elles sont mortes de mauvais traitements, sept autres ont été gazées et trois portées disparus. Quatre de ces femmes, étaient des femmes enceintes, elles ont d’abord été envoyées à une maternité à Prague, où leurs enfants ont été assassinés. Deux ou trois autres femmes de Lidice eurent des enfants à Ravensbrück, ces enfants ont été assassinés presque immédiatement après leur naissance.

Après trois ans de traitements concentrationnaires, seulement une poignée de femmes de Lidice sont revenues. 

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 Le destin des enfants de Lidice, est la partie la plus triste de la tragédie.

Les enfants ont été séparés de leur mère dans le gymnase du Lycée à Kladno, la ville voisine. Ensuite, les enfants ont été déplacés par train à Lodz, où ils vècurent pendant 3 semaines dans un camp de rassemblement et triés selon les critères d’appartenance à la race aryenne chère aux nazis. Des fonctionnaires de la Race Centrale choisirent des enfants au hasard pour être «germanisés»  et envoyés en Allemagne pour être « rééduqués » par des familles sans enfant, et renommés avec des noms allemands.

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Les plus âgés avaient moins de 15 ans, les filles étaient âgées de moins de 16 ans. Le 12 Juin leur destin a été décidé. Peu d’enfants avaient reçu secrètement une liste de correspondance, afin qu’ils puissent écrire à leurs parents. Ensuite il y a eu un ordre de mouvement vers le camp d’extermination de Chelmno.

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 Les petites victimes ont été emmenées dans un château où il leur a été dit qu’ils allaient poursuivre leur voyage, qu’ils devaient se déshabiller, afin qu’ils puissent prendre une douche avant le voyage. Ensuite, ces petits enfants ont été emmenés dans un camion qui a été spécialement modifié pour 80-90 personnes, où ils ont été tués par les gaz d’échappement en 8 minutes. C’est à ce moment que la trace des enfants de Lidice prend fin.

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Le 10 Juin, un jour de réunion commémorative,  l’une des femmes de Lidice, Anna Hroníková, tout de suite après la cérémonie, a demandé à la nation tout entière une seule chose: «S’il vous plaît, aidez-nous à trouver nos enfants ». Il n’y avait rien de connu sur leur destin.

Avec l’aide de Mme Hana Benešová, un groupe de deux membres de la police et deux mères de Lidice, sont allé à la recherche des traces des enfants.  L’enquête a pris fin en mai 1947, lorsque le dernier enfant Václav Zelenka a été trouvé.

Des 105 enfants de LIDICE:

82 sont assassinés à Chelmno.

6 sont décédés à la maison enfantile (orphelina).

17 Sont revenus dans les restes de leur famille, dont 9 adoptés par des familles allemandes.

 Sources: Pamatnik Lidice.

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Cinq des enfants de 17 survivants de Lidice en 1947. De gauche à droite:

Vaclav Zelenka, Vera Vokatá, Doležalová Marie, Marie Hanfová, Václav Hanf ( retrouvée à Salzbourg ).

 

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 Vaclav Hanf, 

 « Josefína Napravilová, que je considère comme ma deuxième mère, m’a retrouvé, le 23 décembre 1945, soit le jour précédant le réveillon de Noël. »

Il ne suffisait pas de tuer et de disperser les gens, le village lui-même doit être effacé.

Alors que le massacre se poursuit dans La ferme HORÁK, le village a commencé à être incendié, et comme Lidice brule, une unité cinématographique allemande, photographie et film, chaque phase de l’effacement.

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Le sourire au coin des lèvres, les SS sont  ravis du spectacle.

 Le 11 juin 1942, des camions transportant des Juifs en transit dans le ghetto de Theresienstadt, sont arrivés à Lidice et commencèrent le creusement d’une fosse commune pour les hommes exécutés la veille.

Le 12 Juin, dans un accès de haine, le village fut rasé complètement. Il disparut, les hommes du génie, avec des charges explosives, firent sauter les murs encore debout, puis avec des bulldozers, il effacèrent les traces de ruines, les pierres de construction furent enlevées, ils déracinèrent les arbres fruitiers, l’étang fut comblé, les voies d’accès et la rivière détournées, même le cimetière fut vidé de ses morts!

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 Les nazis voulaient faire un exemple en rasant définitivement Lidice de la carte et en le transformant en champ de céréales.

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  Le même endroit un an après la tragédie.

Ils voulaient envoyer un message clair et chargé de menaces aux Praguois tout proches et aux tchècoslovaques en général. 

Lorsque, tout fut terminé, les SS ont mis en place une clôture de fil de fer barbelé autour de cette grande place avec un avis en tchèque et en allemand qui disait:

 «Quiconque s’approche de cette clôture qui ne s’arrête pas en cas de contestation sera fusillé.»  

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Video d’archives sur la destruction de Lidice.

Ou l’on voit des groupes d’officiers SS ,  étudiant les ruines avec leurs jumelles et plaisanter ensemble, comme le village s’effondre dans la fumée et des flammes.

 Photos troublantes de Lidice avant le drame du 10 Juin 1942.

 Liste des noms des enfants de Lidice: 

Sources:  HolocaustResearchProject.

   

 Des survivants  témoignent.

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L’un des enfants kidnappés par les Allemands après la destruction par ces derniers de la ville tchécoslovaque de Lidice prête serment en tant que témoin dans le cadre du procès de la RuSHA.

Miloslava Kalibová est une des survivantes de Lidice, elle avait vingt ans au moment du massacre, elle ne pourra rentrer en Tchécoslovaquie qu’en juin 1945 : « Dans l’école où tous avaient été rassemblés, les nazis ont séparés les enfants de leurs mères. Nous avons été envoyées à Ravensbrück et pendant trois ans, nous n’avons rien su de Lidice. Nous avions l’espoir que certains enfants aient survécu, il était impossible pour nous qu’on ait pu leur faire du mal. Des recherches pour retrouver les survivants ont donc été lancées. »

 Marie Šupíková. Elle avait 10 ans au moment de cet événement tragique. Après l’attaque de Lidice le 9 Juin 1942, toute sa famille a été arrêtée dans leur maison. Marie se retrouve avec d’autres femmes et enfants de Lidice dans le bâtiment du lycée de Kladno pendant trois jours. Puis elle a été mise dans un train en direction de la ville polonaise de Łódź, avec les autres enfants. A Lodz, elle a été choisie pour la rééducation et remise à une famille allemande. Elle est devenue Ingeborg Schiller, la fille d’une famille allemande vivant à Poznań et plus tard à la ville allemande de Boizenburg.         

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  Marie Šupíková (née Doležalová, 1932):  

 70 ans plus tard, ses souvenirs sont encore vifs : « Pourquoi ai-je survécu, moi ? C’est l’ironie de l’histoire, d’une certaine façon. D’un côté, les Allemands m’ont pris ce que j’avais de plus précieux : mon foyer, ma famille. D’un autre côté, on doit être reconnaissant d’avoir survécu : ils m’ont choisie, considérant qu’il était possible de me germaniser. Ils avaient certains critères de sélection. Mais à ma connaissance ils choisissaient plutôt les blonds aux yeux bleus. Je n’ai jamais été blonde. Mais j’ai eu de la chance, j’ai survécu et ai pu rentrer chez moi. »    

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Son frère, Josef, n’a pas eu la même chance, il avait 15 ans au moment des faîts, de sorte qu’il se trouvait en âge d’être passé par les armes. Il a été exécuté le 16 Juin 1942 à Prague-Kobylisy.                          

Marie Šupíková s’installera même, dans les années 1950, dans le nouveau village de Lidice, rebâti à côté du vaste espace vide laissé par les nazis.

 

Il y avait un étang derriére le moulin.

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Lieu de jeux des enfants

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 C’est  lá que le fils du meunier, Miloslav, était chez lui. Il n’est pas revenu.

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Assèchement de l’étang.

2 juin 1942, huit jours avant la tragédie

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Deux photos des classes de l’école, regroupant 71 des enfants de Lidice. Ces clichés historiques ont été pris le 2 juin 1942, huit jours avant la tragédie.

·

 Le bilan fut très lourd pour les habitants : 263 adultes tués, 198 femmes déportées à Ravensbrück et des 105 enfants, 82 morts gazés à Chelmno. Les nazis n’ont épargné aucun habitant : la plus âgée avait 88 ans et le plus jeune avait 2 mois.

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Tout ce qui restait de Lidice était une grande tache brune, obscène et stérile au milieu des cultures.

·

Une roseraie pour la mémoire,

des roses venues du monde entier.

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 Barnett Strosset, président de l’association « Lidice restera vivante », et député au parlement britannique, avait l’idée d’une roseraie sur ce lieu de mémoire. Grâce aux dons, d’une trentaine de pays du monde, environ 30 000 roses ont fleuri dans la roseraie, fondée en juin 1955, sur une surface d’environ 3 hectares, entre le village ancien et le nouveau, cette roseraie s’étend jusqu’à la tombe commune des hommes fusillés à Lidice.

Le nombre de morts résultant de l’effort de venger la mort de Heydrich est estimé à 1.300.

«Ce nombre inclut les proches des partisans, leurs sympathisants, les élites tchèques soupçonnés de déloyauté et de victimes au hasard comme ceux de Lidice.»

LIEUX PORTANT LE NOM DE « LIDICE »

 Les Nazis avaient voulu effacer le nom de Lidice, un formidable élan se propagea partout dans le monde pour maintenir le devoir de mémoire. Ainsi, Lidice a continué à vivre dans l’esprit des gens partout dans le monde. Plusieurs villages à travers la planète  ont repris le nom de Lidice en mémoire de ce village, et beaucoup de femmes nées à cette époque ont reçu le nom de Lidice encore donné aujourd’hui.

Villes et villages

Saint Jerónimo – Lidice, DF Mexique .  Lidice, Illinois, USA .    Lidice, le Brésil.    Lidice, Panama

Quartiers de la ville

Caracas, Venezuela.    Lima, Pérou.     Regla, Cuba.    Gan Yaoneh, Israël.

Places, rues, monuments, parcs, écoles et associations

Santiago, Chili.    Montevideo, Uruguay.    Callao, au Pérou.  Molo, Pérou.    La Havane, Cuba.    Caibarien, Cuba.  
Philips, Wisconsin.   Tabor, South Dakota.    Valparaiso, Chili.     Budapest, MaďarskoHungary.   Bogota, en Colombie.
Londres, Grande-Bretagne.  Golla, la Grande-Bretagne.   Brême, Allemagne.

 

 D’autres villages en Europe et ils sont nombreux, y compris des centaines de villages soviétiques (Khatyn), en Italie (Marzabotto), en France (Ouradour/Glane) pour ne citer que les plus connus, ont partagé le sort de Lidice,

 

 L’oeuvre de Marie Uchytilova.

Sur le site de Lidice, un groupe de sculptures en bronze, rendant hommage aux enfants qui ont péri. Son édification a été décidée en 1969 par la femme sculpteur, Marie Uchytilova. Comme symbole d’un tombeau imaginaire des 13 millions de victimes les plus innocentes de la guerre – des enfants, elle a choisi pour modèle, 82 enfants de Lidice asphyxiés dans les chambres à gaz de Chelmno. Sans subvention quelconque, elle a travaillé, avec le sculpteur Jiri Vaclav Hampl, sur ces sculptures, dont un premier groupe de 29 enfants a été dévoilé en 1995. Pour pouvoir terminer les travaux, on a crée une fondation pour la réalisation du monument. Des contributions y ont été versées du monde entier.

Marie Uchytilová

 Marie Uchytilová

Demeurez fermes, et les gens entendent le message  enfants assassinés par la guerre!  Et dépêchez-vous de dire aux autres  que tout se joue sur le fil d’une araignée!  Je le sais! Mais je ne peux rien faire d’autre,  de statues d’enfants – mieux que je peux …….

    (Du poème «Tant que le monde toujours la porte ouverte »  sculpteur académique Marie Uchytilová 1987)

 Le village détruit de Ležáky.

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 Si le village de Lidice, a été reconstruit à cotè du village détruit, le village de Ležáky, lui, n’a jamais été reconstruit.

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Aujourd’hui seulement des pavés en granit marquent au sol les fondations des neufs maisons démolies. 

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 Un monument à la mémoire des victimes du nazisme a été érigé au milieu de ce village cimetière.

 

 

Publié dans:LE SAVIEZ-VOUS ? |on 6 février, 2007 |2 Commentaires »

La Madone de Stalingrad, Noël 1942.

 

Soudain, de l’enfer, surgit une image d’Amour et de Paix.

 

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Pour les Allemands dans l’enfer de Stalingrad, Noël 1942 sera un jour triste, empreint de mélancolie, mais sera fêté.

Déjà debut décembre, les soldats assiégés préparent Noël, cette perspective accapare leurs esprits, ils veulent oublier la gravité de leur sort. Peut-être ce Noël sera- t-il leur dernier Noêl de guerre, loin de chez eux.

Noël des troupes allemande au front Russe, 1942

Des provisions, bien modestes, se mettent de côté pour célébrer l’événement. Les ruines qui leur servent d’abris se décorent au mieux. Chacun prend à coeur de rendre ce cadre désolé plus chaud et digne de Noël. Evidemment, la fête familiale est dans toutes les pensées.
Au milieu des décorations, des sculptures, des peintures réalisées par des soldats, un dessin se détache et se remarque, il est réalisé au charbon de bois sur le recto d’une carte d’état major Russe.

La Madone in situ dans le bunker.

 La Madone dans le bunker.

L’auteur est le soldat Kurt Reuber, c’est un homme de foi, il est un pasteur luthérien engagé comme chirurgien dans la Wehrmacht.

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Autoportrait du Dr. Reuber.

Il a dans un ovale, représenté une femme drapée dans un voile, serrant son enfant contre elle. Elle le protège et l’embrasse. Ce témoignage d’affection maternelle, évoquant la Vierge et Jésus, frappe tous ceux qui peuvent venir contempler le dessin éclairé par une faible bougie, rendant l’atmosphère encore plus poignant et tout ceci dans un bunker boueux. Les soldats qualifient ce tableau de « Madone de Stalingrad » et en font un symbole de paix en ces temps et lieux ou rôde la mort. 

Kurt Reuber a encadré son dessin d’un message de l’Evangile de Saint-Jean:

 » Licht, Leben, Liebe  » (lumière, vie, amour) il a aussi ajouté : « Weihnachten im Kessel 1942″ ( Noël dans le chaudron 1942 ).

Un des derniers bléssés évacués du « Kessel » emportera la Madone de Stalingrad.

Elle devint célèbre en Allemagne peu après la guerre, lorsque les lettres et les dessins du Pasteur Reuber furent publiées. En 1983, la famille en fit don à l’église du souvenir à Berlin où elle se trouve toujours. Des copies ont été offertes aux cathédrales de Coventry (Angleterre) et Volgograd (ex-Stalingrad) en témoignage de réconciliation. 

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Kurt Reuber, était curé de Loshausen depuis 1930, avant d’être mobilisé en 1939 comme chirurgien.

Il est envoyé sur le front de l’Est en 1942. Farouche opposant aux thèses raciales des nazis, il cherche à entrer en contact amical avec les populations locales, principalement dessinant les portraits des russes qu’il était amené à rencontrer. 

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Kurt Reuber- Schuster Kowolenko (1941)

Nikolai Meroshenko

Lieutenant Nikolai Meroshenko a été blessé et capturé par les forces allemandes. Ensuite, il a été traité par Kurt Reuber et a servi de « Hiwi »  et interprète pour les Allemands.  Nikolai a été tué à Stalingrad le 23 Décembre 1942, alors qu’il ramassait du bois.

 

En Janvier 1943, il est capturé par l’armée rouge et interné au camp de Jelabuga (Tatarstan, à 1000 Kms au nord-est de Stalingrad) où il assumera les tâches de médecin et aumônier.

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Il réalisera en 1943 une autre Vierge à l’Enfant, la Madone des prisonniers, plus désespérée, où la lumière caractérisant celle de 1942 est absente.

La Madone des prisonniers.

la Madone des prisonnier

Kurt Reuber mourut du typhus le 20 Janvier 1944, Il avait trente huit ans.

Kurt Reuber et enfants

 

Sources : Fides et ratio. over-blog
Pierre Montagnon la bataille de Stalingrad

Publié dans:LE SAVIEZ-VOUS ? |on 12 janvier, 2007 |Pas de commentaires »

Ils ont fait trembler l’Europe pendant cinq années.

 

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Ces images nous paraissent droles et symphatiques , mais nous  connaissons la fin de cette triste histoire.

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Le lourd bilan d’une guerre totale
  La durée du conflit, le nombre de belligérants, l’implication des civils dans la guerre et l’utilisation d’armements nouveaux, ainsi que la politique d’extermination menée par les nazis, ont fait de la Seconde Guerre mondiale le conflit le plus meurtrier de l’histoire.
 

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 On estime à environ 50 millions le nombre des morts du second conflit mondial. 

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Des pertes humaines considérables
 La Seconde  Guerre mondiale a particulièrement marqué les consciences en raison du nombre sans précédent des victimes mais aussi et surtout des méthodes utilisées. En 1945, on découvre l’ampleur de la Shoah, la découverte des camps de concentration et d’extermination, des chambres à gaz et des fours crématoires plonge les populations dans un profond désaroi. Comment l’homme a-t-il pu en arriver là?

 

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Des territoires ravagés, des économies désorganisées.
 
  L’utilisation de la bombe atomique par les Américains sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki, frappe aussi les esprits. Le monde sait qu’il est désormais capable de s’autodétruire.

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 Le choc moral de la guerre
  Les Alliés entreprennent le procès des vaincus : pour la première fois dans l’histoire, les vainqueurs déclarent que la guerre est l’œuvre de criminels, qui doivent être jugés en conséquence. 

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Quel sort a été réservé a ces deux enfants après la photographie?

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POUR LA MEMOIRE DE DORA.

Dora était une petite fille Krymtchaks, qui habitait Simféropol en Crimée, elle avait quatre ans et demi, elle est morte assassinée par les Allemands.

Aprés avoir assassiné les Ashkénazes, et sur l’ordre de Himmler, les juifs Krymtchaks se sont présentés à la convocation, puis un camion les a emmené sur le site d’extermination, « au kilomètre onze », et ils ont tous été exécutés.

Dora a été embarquée avec deux autres membres de sa famille. Ceux qui ont échappé à la rafle ont supplié deux voisins de se rendre sur le site des exécutions pour essayer de négocier avec les Allemands la grâce de Dora. Quand les voisins sont arrivés au « kilomètre onze », les Allemands avaient dressé un barrage routier, seuls les camions remplis de Juifs étaient autorisés à passer. De l’autre côté du barrage, ils ont aperçu la petite Dora. Elle était nue dans le froid hivernal, elle suppliait ses bourreaux de lui rendre son manteau  « Rendez-moi ma veste, je vous donne mes chaussures en échange!».  Mais les Allemands n’écoutaient pas les requêtes, Dora malgré ses suppliques a été fusillée.

Les Allemands ont tout pris dans la maison mais ils ont laissé les vêtements d’enfants nous explique sa demi-soeur, alors on a gardé les vêtements de Dora et, moi lorsque je suis née on m’a habillé avec. Voilà l’une de ses robes, la robe qu’elle portait avant d’être exécutée « c’est la robe de Dora, mettez-la dans un musée ». La robe de la petite Dora est l’un des éléments les plus poignants de cette Shoah par balles. Période pendant laquelle, ils ont exterminé les enfants et même les petits enfants.   

Sources:l’excellent livre  » Porteur de mémoires » du  Père Patrick Desbois.

 À partir d’octobre 1945, le tribunal international de Nuremberg juge vingt-trois responsables nazis du génocide juif et en condamne douze à mort pour crimes contre la paix, crimes de guerre, manquement à la convention de Genève et crimes contre l’humanité. À Tokyo, vingt-cinq personnes sont également jugées (sept seront exécutées).

Sources images: pictureshistory.blogspot.com

Publié dans:LE SAVIEZ-VOUS ? |on 11 janvier, 2007 |Pas de commentaires »
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