Archive pour la catégorie 'Desaix, la famille du heros'

Bonaparte s’intéresse à la famille.

 

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La famille du héros.

Un bruit se répandit que non seulement les regrets que Bonaparte avait donnés à Desaix étaient feints, mais qu’encore il l’avait exposé à dessein, parce qu’il redoutait son républicanisme, son talent et ses révélations sur les fautes commises en Egypte.

Bonaparte ordonne alors à Fouché d’accélérer la procédure de radiation de la liste des émigrés les frères de Desaix.

Pourtant,les libéralités offertes à la famille Desaix, titres, pensions et armoiries, rappellent la dette morale contractée par Bonaparte à Marengo envers l’un de ses meilleurs généraux.

Napoléon va créer barons d’Empire, cinq frères, cousins germains et neveu du Général Desaix, bien qu’aucun n’ait dépassé le grade de capitaine.

La famille réunie, retrouve tous ses biens et surtout Veygoux, il est versé à la mère une indemnité de trois mille livres et une pension annuelle de la même somme. 

 

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 Elle en profitera guère, car le 23 août 1802, elle disparaît.

 

         Paris, 20 juillet 1800

ARRÊT

Les Consuls de la République, sur le rapport du ministre de la guerre, arrêtent:

ARTICLE ler. – Le ministre de la guerre est autorisé à faire payer sur-le-champ à la citoyenne Beaufranchet, mère du général Desaix, tué sur le champ de bataille à l’affaire de Marengo, le 25 prairial an VIll, la somme de 3,000 francs, à titre d’indemnité.
ART. 2. -I1 est accordé à cette citoyenne, en conformité de l’article 9 de la loi du 14 fructidor an VI, une pension viagère de 3,000 francs, à compter du jour de la mort de son fils.
ART. 3. – Le ministre de la guerre et celui des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin des lois.
 

           

La pension est alors remise à Françoise, sa fille à qui Bonaparte donne comme mari, le 25 octobre 1800, le général Nicolas Baegert-Beker,qui comble de l’ironie, accompagnera et escortera sur le chemin de Rochefort, Napoléon en route pour l’exil. De part ce mariage elle deviendra comtesse de Mons.

Puis ce furent son frère cadet Louis-Amable et le fils de son frère aîné Louis-Jean qui devinrent baron de l’Empire. Puis Louis-Jean (1790-1845) deviendra maréchal de camp en 1835.

Le cousin Beaufranchet d’Ayat (le fils de la belle-soeur de la mère de Desaix, une ancienne maitresse de LOUIS XV, au parc aux cerfs,célèbre par un certain tableau de Boucher ) deviendra inspecteur général des Haras de l’Empire..

Les proches de Desaix sont aussi récompensés.

Les fidèles généraux, Savary et Rapp, sont nommés aides de camp du Premier Consul, ce qui leur permettra d’avoir par la suite une belle carrière militaire.

- Anne-Jean-Marie-René Savary, Duc de Rovigo; En 1805, commandant des gendarmes d’élite de la Garde Impériale. En 1810,Ministre de la Police  Générale, fidèle mais borné,le Duc de Rovigo est surtout le chien fidèle de la police de napoléon, il porte une lourde responsabilité dans l’assassinat du duc d’Enghien. . 

- Jean, Comte Rapp; ( la girouette ). Né dans une famille modeste de Colmar celui qui allait devenir un des plus fameux cavaliers de son temps : Rapp, le sabreur de Napoléon », ce soldat redoutable et redouté. Aussi fougueux sur les champs de bataille que dans les champs clos de la vie privée, l’Intrépide, qui « parlait allemand, et sabrait français », traversera l’épopée impériale au galop. Il devint général de division, comte d’Empire, grand-officier de la légion d’honneur. Fait prisonnier en Russie, il adressa au roi Louis XVIII la lettre suivante :

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Le Roi lui donna le grand cordon de la légion d’honneur le 23 Août 1814, et l’ordre royal militaire de Saint Louis le 13 Août précédent. Sa S. M. eut même tant de confiance en ce général, qu’elle lui donna le commandement du premier corps de l’armée commandée par S. A. R. le duc de Berry ( ordre du jour du 15 mars 1815 ). Qu’advint’il de tout cela ? c’est que Rapp fut nommé par Napoléon pair de France, le 4 juin suivant, et commandant de la 5e division militaire.

Publié dans:Desaix, la famille du heros |on 2 février, 2008 |Commentaires fermés

Une tante célèbre.

 

Marie-Louise O’Murphy de Boisfaily.  

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Epouse de Beaufranchet d’Ayat et appelée aussi Mademoiselle de Morphyse ou (La belle Morphyse) est née à Rouen le 21 octobre 1737 et morte à Paris le 11 décembre 1814. Elle est la fille de Daniel O’Murphy de Boisfaily, officier du roi de France, d’origine irlandaise. Marie-Louise O’Murphy de Boisfaily est une femme de tête, musicienne, voltairienne, aventurière, humaniste. Elle devient l’enfant-maîtresse de Louis XV en 1752, à l’âge de 14 ans, par l’entremise de Madame de Pompadour et de François Boucher qui la prend alors comme modèle. Le peintre et la belle Morphyse prouvent leur complicité créatrice à travers une peinture osée. De sa relation avec Louis XV naît Agathe Louise de Saint-Antoine de Saint-André qui épouse, en 1773, René-Jean-Mans de La Tour du Pin Marquis de la Charce, En 1755, afin d’offrir un avenir à la jeune fille et pour s’attirer les faveurs de l’église, le roi décide de cesser sa liaison avec elle. Marie-Louise O’Murphy épouse alors Jacques de Beaufranchet en 1755, avec lequel elle a un fils, Louis Charles Antoine de Beaufranchet, officier sous la Révolution et distingué lors de la guerre de Vendée. En 1759 elle épouse François Nicolas Le Normant et en 1798 Louis-Philippe Dumont, de trente-ans plus jeune, député du Calvados à la Convention nationale, dont elle divorce la même année. O’Murphy aurait été aussi courtisée par Casanova qui écrit dans ses Mémoires:   «L’habile artiste avait dessiné ses jambes et ses cuisses de façon que l’œil ne pouvait pas désirer de voir davantage. J’y ai fait écrire dessous : O-Morphi, mot qui n’est pas homérique, mais qui n’est pas moins grec. Il signifie Belle.»

Louis Charles Antoine de Beaufranchet,  le parrain de Desaix .

louischarlesantoinedebeaufranchet.jpg

Comte de Beaufranchet d’Ayat, seigneur d’Ayat, de Beaumont, de Saint-Hilaire, etc… général, fils de Marie-Louise O’Murphy et de Jacques de Beaufranchet, naît au château d’Ayat à Saint-Hilaire d’Ayat le 24 novembre 1757 et meurt à Vichy le 2 juillet 1812.

Il est le cousin et parrain de notre général Desaix. Nommé Maréchal de camp, le 1er septembre 1792, il assiste, en 1793, à la mort de Louis XVI. Il est accusé, à tort, d’avoir ordonné le roulement de tambours pendant l’exécution du roi car cet acte revient à Santerre. Sous l’Empire, il devient député du Puy-de-Dôme en 1805 et Inspecteur Général des Haras sous le Premier Empire en 1806.

Certains ont fait de lui un fils illégitime de Louis XV. Cette affirmation est improbable car l’enfant, né des amours de Louis XV et de sa maîtresse, la belle Morphyse , est une fille, née le 24 mai 1754, prénommée Agathe Louise de Saint André (morte à l’âge de 20 ans). Or la belle Morphyse épouse Jacques de Beaufranchet, en novembre 1755, et leur unique fils, Louis Charles Antoine naît deux ans plus tard en 1757.

 

Publié dans:Desaix, la famille du heros |on 2 février, 2008 |Commentaires fermés

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