L’expédition d’Egypte.

 

Il a suffit d’une tournée dans les ports français pour convaincre Bonaparte de l’impossibilité d’une invasion de l’Angleterre. Si l’on ne pouvait frapper directement l’Angleterre en raison de sa supériorité maritime, l’idée de porter la guerre sur le plan économique se fit jour. Fallait-il frapper l’Angleterre en Orient, profiter du déclin de l’Empire ottoman pour précipiter son démenbrement et couper la route des Indes, la route de la prospérité de cette perfide Albion. Il restait a engager les Thermidoriens dans la voie du Proche-Orient.

Tout n’a pas été dit sur le rêve oriental de Bonaparte!

 En réalité, l’idée de l’expédition d’Egypte lui fut soufflée par Talleyrand, elle relève plus de calculs politiques que du conflit avec l’Angleterre. Bonaparte avait, le 16 août 1797,  évoqué dans une lettre au Directoire, l’idée que « pour détruire véritablement l’Angleterre, il faut nous emparer de l’Egypte ». Talleyrand répondit, le 23 septembre  » Quant à l’Egypte, vos idées à cet égard sont grandes. Je me borne à vous dire  aujourd’hui que, si l’on en faisait la conquête, ce devrait être, pour la Porte, pour déjouer les intrigues russes et anglaises qui se renouvellent si souvent dans ce malheureux pays. Un si grand service rendu aux Turcs les engagerait aisément à nous y laisser toute la prépondérance et les avantages commerciaux. L’Egypte, comme colonie, remplacerait bientôt les Antilles et, comme chemin, nous donnerait le commerce des Indes. » 

 L’ expedition d’Egypte n’avait donc pour but, que de renforcer l’autorité du sultan sur une province qu’il abandonnerait ensuite à la France, laquelle en ferait une colonie productrice de canne à sucre et d’autres produits exotiques.

Ainsi présentée, cette expédition paraissait moins absurde.

Talleyrand croyait-il en son succès, malgré les dangers qui restaient grands?  Talleyrand devait aller expliquer au sultan les raisons de cette conquête, mais il se garda bien de se rendre à Constantinople.

Désastreuse sur le plan diplomatique par la faute de Talleyrand, l’expédition fut une catastrophe militaire, malgré la brillante victoire des Pyramides.

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 A Paris, le Directoire décide, début 1798, d’envahir la Confédération suisse, alliée séculaire de la France, afin de financer la future expédition d’Orient avec le trésor de Berne. Une campagne de promotion bien conduite permet à Bonaparte, récemment nommé membre de l’Institut, de rassembler une pléiade de jeunes scientifiques, ingénieurs, artistes et humanistes issus des écoles d’État, notamment Polytechnique nouvellement établie.

Bien préparée, cette expédition emmenait avec elle;   54000 hommes commandés par les meilleurs chefs, Berthier, Caffarelli, Dommartin, Kléber, Desaix, Bon, Menou, Dumas, et aussi les meilleurs généraux d’Italie, Murat, Lannes, Davout, Marmont, Duroc, Bessières, Friand, Belliard, suivaient 21 mathématiciens, 13 naturalistes et géographes, 17 ingénieurs, 3 astronomes, 4 architectes, 8 dessinateurs, 10 mécaniciens, des imprimeurs, un pianiste, un peintre, un poète, des savants et chirurgiens, artistes, etc… Monge, Berthollet, Fourrier, Geoffroy Saint-Hilaire, Vivant Denon, Dolomieu, Desgenettes, Larey. 

L’impossible armada.

La marine française est en piteux état et la majorité des officiers de marine ont émigré. On parvient tout de même à rassembler dans le Golfe de Gênes au printemps 1798 sous le commandement de l’amiral Brueys d’Aigailliers. En tout 194 navires et 19.000 hommes.

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 La flotte est sous le commandement du vice-amiral Brueys, assisté de cinq contre-amiraux dont le bientôt célèbre Villeneuve. Bonaparte prend place à bord de « l’Orient », navire amiral, commandé par le capitaine de vaisseau Luce de Casabianca .

Bonaparte partit de Toulon le 19 mai 1798, malgré la vigilance de l’amiral Nelson, l’expédition rallie les petits corps expéditionnaires d’Italie. Le 26 mai 1798, Louis Charles Antoine Desaix quitte Cività-Vecchia et avec soixante navires, rejoint Bonaparte à Malte pour tenter l’aventure égyptienne, Desaix, contribua à la prise de Malte enlevée au passage, car les chevaliers de l’ordre sont maintenant devenus des corsaires chrétiens, ennemis de la révolution française.

Prise de Malte. juin 1798

Prise de Malte. juin 1798

Le mirage Oriental.

Le 1 juillet, l’escadre arrive en vue des cotes d’Egypte, ne pouvant débarquer devant Alexandrie, le débarquement eut lieu sur la plage du Marabout à quelques kilomètres d’Alexandrie.  

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Une attaque eut lieu au petit matin, Kléber y fut blessé. La place se rendit le jour même. Bonaparte organisa immédiatement la conquête, donna l’ordre a la flotte de s’abriter de Nelson dans la rade d’Aboukir. Ces mesures prises, l’armée le 6 juillet, se dirigea avec 30000 hommes, à travers le désert en direction du Caire, Desaix en composait l’avant-garde, le corps de bataille suivait à quelques lieues de distance. La nouvelle du débarquement étant parvenue au Caire, un bey le 5 au soir avec 600 Mameluks, se dirigea dans cette direction et arriva le 10 à Damahour au moment où la division Desaix se mettait en route. A la vue de l’ennemie Desaix fit prendre les distance de peloton et continua son chemin, la cavalerie ennemie côtoyait ses flancs. Soudain les Mameluks chargèrent, Desaix alors commanda : Par peloton à droite et à gauche en bataille, feu de rangs !  Quel étonnement des Mameluks, un épouvantable feu de mitraille leur portait la mort dans toutes les directions, plusieurs moururent sur les baïonnettes, alors ils s’éloignèrent surpris hors de portée du canon. Desaix lui rompit son carré et continua sa route, ayant perdu dans ce combat que quatre hommes. Mais attention nos soldats allaient avoir à faire surtout à de la cavalerie et il faut l’avouer, à une cavalerie incomparable.

Ce n’était pas la seule difficulté qu’ils allaient rencontrer, des ennemis redoutables et inconnus de nos troupes, la différence du climat, les privations de cette terre aride et brûlée.

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Les soldats, qui vont à pied tandis que leur général caracole à cheval ou à dos de chameau, endurent pendant trois semaines des souffrances épouvantables. Non préparés au soleil et aux mirages, ils doivent au surplus répliquer aux attaques surprises des cavaliers mamelouks..

 Des témoignages navrants.

Un témoignage :  « Quand les soldats se virent engagés dans cette plaine sans bornes, avec un sable mouvant sous les pieds, un ciel brûlant sur la tête, point d’eau, point d’ombre, n’ayant pour reposer leurs yeux que les rares bouquets de palmiers, ne voyant que de légères troupes de cavaliers arabes, qui paraissaient et disparaissaient à l’horizon et quelquefois se cachaient derrière les dunes de sable pour égorger les traînards, ils furent remplis de tristesse. Cependant, après de cruelles souffrances, supportées d’abord avec humeur, puis gaieté et courage, on arriva sur les bords du Nil le 10 juillet 1798, après une marche de quatre jours. A la vue du Nil, de cette eau si désirée, les soldats si précipitèrent et en se baignant dans les flots oublièrent toutes leurs fatigues.« 

Une lettre de Desaix à Bonaparte :  « Je suis désolé, d’être obligé de vous parler sur le ton de l’inquiétude. Quand nous serons sortis de cette horrible situation, j’espère trouver moi-même tout ce qu’il me faut et ne jamais plus vous tourmenter. Si l’armée ne traverse pas le désert à la vitesse de l’éclair, elle périra ! Elle ne trouvera pas de quoi désaltérer mille hommes. La plus part des eaux sont dans des citernes qui, une fois vidées, ne se remplissent plus. Les villages sont des huttes entièrement sans ressource. De grâce, mon général, ne me laissez pas dans cette situation. La troupe se décourage et murmure. Faites-nous avancer ou reculer à toutes jambes. »

La bataille des Pyramides.

Mourad-Bey, partit le 7 du Caire avec trois mille mamelouks deux mille hommes à pied et une flotte d’une soixantaine de bâtiments, il espérait arriver à temps à Damahour, pour soutenir son avant-garde, mais arrivé trop tard, il se retrancha à Chobrakhit.Le 12 l’armée française campa au village de Minieh, elle pris les armes le 13 à une heure du matin, afin d’empêcher à l’ennemi de finir ses retranchements. A huit heures nos troupes étaient face de Mourad-Bey, l’armée française se rangea en bataille, Desaix formait la droite, il rangea sa division en un seul carré. Enfin les Turcs se décidèrent à charger, mais ils furent repoussés, les lignes françaises restèrent inébranlables. Après une sérieuse canonnade venant du Nil par la flottille française, nos troupes manoeuvrèrent et mis en déroute l’ennemi, qui avait échoué devant nos carrés. Tel fut le combat de Chobrakhit. On s’achemina alors vers le Caire, pour livrer la bataille décisive.

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La bataille des Pyramides.

Le 21 juillet nous étions devant le Caire, Mourad-Bey y avait réuni environ dix mille mameluks et un nombre double de fellahs, dans une grande plaine en vue de la ville et des pyramides de Giseh. L’armée française était partagée en cinq divisions, Desaix commandait la droite vers le désert. Chaque division était formée en carré sur six rangs, l’artillerie était aux angles, les généraux au centre. Nous connaissons la suite, ce fut une grande victoire et là encore, Desaix s’y couvrit de gloire, et Mourad-Bey, est en fuite pour la haute Egypte.

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Bonaparte rentre au Caire.

Bonaparte est surpris de la facilité avec laquelle il a triomphé, maintenant le Caire est à lui. Aussi, la plus part des cheiks d’Egypte viennent se soumettre à ces généraux si jeunes et simplement vêtus.  

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L’Amiral Nelson frappe à Aboukir.

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Le 1er août 1798, Nelson surprend la flotte de l’amiral Brueys dans la baie d’Aboukir, alors qu’une partie de ses équipages est à terre. Les deux escadres se livrent à une canonnade acharnée d’une quinzaine d’heures, entrecoupée de brèves accalmies. Vers vingt deux heures, le navire amiral français l’Orient, armé par un équipage d’un millier d’hommes, explose comme une grenade, provoquant de graves dégâts collatéraux à d’autres bâtiments français. Avec l’Orient sont également perdus tous les trésors pris à Malte. Nelson détruit la flotte française, à l’exception de la division du contre-amiral de Villeneuve la plus éloignée du point initial de l’attaque. Mettant à la voile et sacrifiant ses ancres, Villeneuve parvient à gagner la haute mer où les Anglais, très éprouvés aussi de leur côté, ne le poursuivront pas.

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L’amiral Brueys, blessé dès le début, puis à moitié coupé en deux par un boulet, meurt à son poste de combat.Les pertes humaines sont trois fois plus importantes côté français, où l’on déplore plus de trois mille tués et blessés.

La conquête de haute Egypte.

Après la bataille des Pyramides, Bonaparte, s’occupa d’organiser le pays et Desaix reçut la mission de la conquête de la haute Egypte sur Mourad-Bey. L’expédition de Desaix était à la fois une opération militaire et un voyage scientifique de grands intérêts, et personne n’était plus digne de diriger une pareille mission. Au seul nom de Thébès, de Coptos, de Philoe, son coeur palpitait d’impatience. Il partit le 28 août avec quatre ou cinq mille hommes et une flottille qui lui assurerait la supériorité sur le Nil et les canaux. Mais il fallait attendre que les eaux du Nil fussent assez hautes pour la navigation. Pendant ce laps de temps Mourad-Bey, avait reconstitué une armée considérable. Le 8 octobre, Mourad-Bey, l’attend à Sédiman, mais là encore Desaix et ses généraux en tête, le détruise après de violents combats, Mourad, reprend sa retraite vers le sud.Le 22 janvier 1799, nouvelle rencontre de Desaix et Mourad, à Samhoud ou Desaix le défait encore, Mourad abandonne ses troupes et rejoint l’armée Turque en Palestine.Début mars, Desaix atteint Assouan, à 800 kms du CaireDesaix, mis cinq mois pour conquérir la haute Egypte, le 2 février, il était maître de Syène. Cinq autres mois pour réprimer les insurrections et asseoir ses conquêtes. Et là, il se montre humain et amical tant et si bien que les Egyptiens le surnommeront le Sultan Juste

Le Sultan Juste.

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 « À Miniel-Guidi, pendant que nous attendions assis à l’ombre, on amena au général Desaix un criminel. On criait, c’est un voleur, il a volé des fusils aux volontaires, on l’a pris sur le fait, et nous vîmes un enfant de douze ans, beau comme un ange, blessé au bras d’un coup de sabre, il regardait sa blessure sans émotion, il se présenta d’un air naïf et confiant au général, qu’il reconnut aussitôt pour son juge. On lui demanda qui lui avait dit de voler ces fusils: personne; qui l’avait porté à ce vol: il ne savait pas; s’il avait des parents: une mère, bien pauvre et aveugle; le général lui dit que s’il avouait qui l’avait envoyé, on ne lui ferait rien; que s’il s’obstinait à se taire, il allait être puni comme il le méritait: Je vous l’ai dit, personne ne m’a envoyé, Dieu seul m’a inspiré; puis mettant son bonnet aux pieds du général: Voilà ma tête, faites-la couper! Pauvre petit malheureux ! dit le général; qu’on le renvoie. Le jeune garçon vit que son arrêt était prononcé, il regarda Desaix et partit avec le sourire de la confiance, un sourire dû à l’indulgence de Desaix.».

Excellent travail de Desaix.

Napoléon fait l’éloge de son ami:  « Desaix c’est le talent naturel accru par l’éducation et le travail. Il ne respire que l’ambition noble d’entreprendre et de réussir, c’est un caractère tout-à-fait antique ».

Toute l’Egypte haute ou base est aux mains de nos armées. 

Des Victoires !

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Victoire d’El Arish.

Tandis que Desaix, pacifiait la haute Egypte « hiver 1798/1799. »   Bonaparte, avait appris la déclaration de guerre de la Turquie et qu’une armée de cinquante mille hommes arrive de Syrie pour l’attaquer, il décide de se porter à sa rencontre. Le 9 février, à El Arish, l’avant-garde de Reynier se heurte à mille deux cent fantassins et six cent cavaliers qui s’appuient sur un château fortifié. Le village est enlevé mais le château résiste.  Le 14 février, Kléber, obtient la capitulation de la garnison. 

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Prise de Jaffa.

Le 4 mars, l’armée française arrive devant Jaffa, une ville fortifiée et défendue par trois mille hommes. Le siège commence; Alors Napoléon envoie un message au commandant de la place: « Pour éviter de grands malheurs à votre ville, je vous demande de la rendre pacifiquement. Dieu est bon et généreux et nous respectons ses commandements. Si vous refusez ma proposition vous serez anéantis ». La ville sera vite et violemment enlevée, la cause en est due aux atrocités qui y furent faites.

Sont-ils devenus fous, les soldats de la république.

Jaffa fut prise d’assaut par quatre divisions qui égorgèrent les soldats musulmans, forcèrent les portes des harems, violèrent les femmes et s’emparèrent de tout ce qu’ils y trouvèrent. Comme personne n’obéissait plus aux ordres, le général Robin, sabre au poignet chargea ses propres soldats pour arrêter la folie de violences frénétiques. Il restait environ trois mille hommes qu’on voulu d’abord livrer vivants aux flammes ! Mais Beauharnais et Crozier refusèrent en pensant que Bonaparte voulait négocier avec la garnison. Les assiégés répondirent qu’ils se rendraient s’ils avaient la vie sauve, sinon ils se battraient jusqu’à la mort. Les deux aides de camp prirent sur eux cette promesse et on amena la longue file des captifs devant Bonaparte qui explosa: « Mais que dois-je faire de ces prisonniers ? Il ne fallait pas m’amener ces malheureux mais les laisser mourir. Je ne peux libérer que des femmes et des enfants, mais pas des hommes armés!»

Feignant d’ignorer la promesse faite, Bonaparte prit la décision de tous les exterminer malgré la courageuse intervention de Berthier ( Bonaparte lui conseillant sèchement de rentrer dans un couvent de capucins s’il avait le coeur trop sensible.) qui dépité s’en alla en baissant la tête.

Les atrocités de Bonaparte après la prise de Jaffa.

Puis ce fut la boucherie sur la plage où on ouvrit le feu.  les soldats n’ayant plus de cartouches,  ils achevèrent leur triste besogne à larme blanche et à la baîonnette. Beaucoup d’enfants qui s’étaient accrochés à leurs pères furent trouvés parmi les victimes… Et les massacres se poursuivirent du 8 au 10 mars 1799 .

Voici ce qu’écrit l’adjoint au payeur-général Peyrusse dans une lettre à sa femme : 
« Que dans une ville prise d’assaut, le soldat effréné pille, brûle et tue tout ce qu’il rencontre, les lois de la guerre l’ordonnent et l’humanité jette un voile sur toutes ces horreurs ; mais que deux ou trois jours après un assaut, dans le calme de toutes les passions, on ait la froide barbarie de faire poignarder trois mille hommes qui se sont livrés à notre bonne foi, la postérité fera sans doute justice à cette atrocité, et ceux qui en auront donné l’ordre auront leur place parmi les bourreaux de l’humanité. » 

Campagne de Syrie, le premier massacre colonial moderne.

 Pendant ce temps Bonaparte se console dans les bras de sa maîtresse.

Bonaparte se plaignait de la conduite de Joséphine avec Hippolyte  Charles,  pendant qu’il guerroyait en Egypte… et pourtant !

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 Portrait de Madame Marguerite-Pauline Bellisle-Fourès (1778-1869),

 maîtresse de Bonaparte puis de Kleber durant la campagne d’Egypte..

 

Victoire du mont-Thabor.

Le 19 mars,l’avant-garde atteint la formidable forteresse de Saint-Jean-d’Acre, puissamment armée et commandée par El Djezzar. Bonaparte en commence le siège le jour même. Entre-temps remporte le 16 avril la victoire du mont-Thabor, sur une armée Turque de secours. Puis il avait dû lever le siège entrepris de St Jean D’Acre très solidement défendu par Phélippeaux, (ancien élève et connaissance de Bonaparte à l’école militaire de Brienne) et revenir déçu au Caire.

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Ainsi après la victoire du mont-Thabor, une des deux armées ennemies était détruite.

Victoire d’Aboukir.

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25 juillet, victoire de Bonaparte à Aboukir, il y dispersa la seconde armée. Dés lors, l’Egypte fut délivrée.

Quand le bateau coule, les rats quittent le navire.

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 Les mauvaises habitudes commencent. Bonaparte abandonne l’armée d’Egypte. 

 Aprés son échec devant St.Jean-d’Acre et son repli sur le Caire, trouvant comme excuse, les revers de nos troupes en Europe, il décida de rentrer en France le 22 août, laissant le commandement en chef à Kléber. Etant pressé, il lui est impossible de revoir et d’emmener Desaix, mais il lui envoya un poignard enrichi de diamants que portait Mehemed-Pacha fait prisonnier à la bataille d’Aboukir, sur un coté de la lame était écrit:  Bonaparte à Desaix, vainqueur de la haute Egypte et de l’autre: Thébes aux Cent-Portes. Sésostris-le-Grand, auquel il avait joint une lettre en parlant de la conquête:  «Elle est due à vos bonnes dispositions et à votre constance dans les fatigues, recevez,  je vous prie, cette arme comme une preuve de mon estime et de la bonne amitié que je vous ai vouée

Bonaparte, torpille déjà Desaix.

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Négociations d’Al-Arish. Desaix quitte l’armée d’Egypte.

Au mois de septembre, Kléber, rappela Desaix au Caire, il le voulait pour les négociations qu’il allait tenter. A peine entaché par la capitulation d’Al-Arîsh, que Kleber lui impose sciemment, de négocier et qui le pousse immédiatement à chercher une réhabilitation auprès de Bonaparte,n’ayant plus rien à faire en Orient, le 3 mars 1800, Desaix, muni des laissez-passer nécessaires afin de circuler librement en Méditerranée, embarque pour l’Europe, l’accompagne quelques proches dont Savary, Rapp ainsi que les deux mameluks employés à son service et un officier anglais Forden.Ainsi se termine pour Desaix, son épopée Egyptienne, il ne saura jamais la triste fin de cette expédition, ni la capitulation du général Menou, le 31 août 1801.

Victoire de Kléber à Héliopolis.

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Desaix était déjà absent depuis un mois, lorsque Sydney Smith fit savoir que son Gouvernement ne donne pas son accord et exige que les Français se constituent prisonniers de guerre.  Alors Kléber montra qu’il était un lion au réveil terrible, il sortit de sa torpeur, rougit de ses hésitations et transmet le texte de l’ultimatum à ses troupes, avec ce commentaire:  « Soldats! on ne répond à une telle insolence que par la victoire; préparez-vous à combattre ».  Il combattit en effet, le 20 mars 1800, Kléber, à la tête de dix mille hommes, met en totale déroute, à Héliopolis, près du Caire, les quatre-vingt mille hommes du Grand Vizir, Nassif-pacha. Puis il mate, avec l’aide de Mourad-Bey, la seconde rébellion des Cairotes, ainsi que celle des paysans de la Bahireh.

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La révolte du Caire. 

 Kléber assassiné.

Le 14 juin 1800 Kléber est assassiné, au Caire,

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par Soleyman el-Halaby un étudiant syrien. Celui-ci est condamné au supplice du pal.

L’horrible supplice de Soleyman.

Le supplice du pal.

Napoléon Bonaparte l’utilise au cours de la campagne d’Égypte. L’empalement permet d’exécuter un nombre important de personnes en un espace restreint et sans nécessiter un matériel complexe.
Soleyman el-Halaby (ou Soliman) était un Syrien qualifié de fanatique musulman ayant assassiné le général Kléber lors de la campagne d’Égypte le 14 juin 1800.

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Son exécution est décrite en ces termes par Claude Desprez,témoin des faits:

L’homme fut condamné, par le conseil de guerre français, à avoir les poings brûlés puis à être empalé vif. Le bourreau Barthèlemy coucha sur le ventre Soliman, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondement une large incision, en approcha le bout de son pal et l’enfonça à coups de maillet. Puis il lia les bras et les jambes du patient, l’éleva en l’air et fixa le pal dans un trou préparé. Soliman vécut encore durant quatre heures, et il eut vécu plus si, durant l’absence de Barthèlemy un soldat ne lui eut donné à boire, à l’instant même il expira.

Capitulation du général Menou. 

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L’assassinat de Kléber va propulser au poste de gouverneur de l’Egypte un homme curieux: Jacques Menou, général de brigade, marié à une égyptienne et converti à l’Islam sous le nom de Abdallah. Menou n’hésite pas à nommer des musulmans à des postes de responsabilité, notamment dans l’armée et la police. Mais c’est un piètre stratège: Le 21 mars 1801, Menou prend la tête du corps expéditionnaire français lors d’une ultime bataille à Aboukir pour repousser le débarquement anglais, ce qui se soldera par une défaite. Après cette bataille, il se retire à Alexandrie, où il capitule le 1er août 1801..

L’affaire de la belle expédition d’Egypte se révèle un échec et même un désastre, un fiasco militaire, le premier avant ceux de Saint-Domingue, d’Espagne et de Russie.

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Publié dans : Desaix, l'expédition d'Egypte |le 2 février, 2008 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 22 décembre, 2014 à 18:46 courtier écrit:

    sensationnelle article, merci bien.
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