Le retour sur le sol de la Patrie.

Le retour en France.

 

Une aventure s’achève une autre commence. Desaix file vers son destin.

La traversée fut difficile, vents contraires, mer mauvaise, il était d’autant plus pressé d’arriver, qu’il venait d’apprendre le coup d’état du 18 brumaire, mais devant les iles d’Hyères en vue de la France, la frégate anglaise Dorothy les arraisonne. Sous prétexte que leurs laissez-passer ne sont pas valable et que seul l’amiral Keith avait le pouvoir pour donner des passeport, le commandant du Dorothy les convoie jusqu’à Livourne. 

Là Desaix fut interné pêle-mêle avec des prisonniers de guerre et l’amiral, en raillerie de l’égalité française, lui fit dire qu’il il toucherait la même solde (vingt sous par jour) qu’un simple soldat. Aussitôt Desaix lui écrit: «J’ai traité avec les mameluks, les Turcs, les Arabes du grand désert, avec les Ethiopiens, les noirs du DarFour et les Tartares, ils respectent la parole donnée et n’insultent pas leurs prisonniers. Je suis avec mes soldats et ne me plains de rien que du manque de foi.»

Enfin l’amiral Keith fit savoir que sa majesté britannique consentait à laisser exécuter les conditions du traité d’El-Arisch. Dés ce moment Desaix fut libre. Sa captivité avait duré trente jours et le 3 mai, Desaix débarqua à Toulon.

A peine les pieds sur le sol de patrie, Desaix n’a qu’une hâte, c’est d’écrire à Bonaparte qui était devenu entre-temps premier consul, il écrit ces lignes qui montrent entièrement le personnage:  « Ordonnez-moi de vous rejoindre, général ou soldat, peu m’importe, pourvu que je combatte à côté de vous. Un jour sans servir la patrie est un jour retranché de ma vie.».

 

Début de la campagne d’Italie.

Le général Bonaparte avait trompé pendant trois mois la vigilance des Autrichiens. Il avait créé sous leurs yeux et à leur insu, une formidable armée. Elle était composée de trois armées, la première cent mille hommes sous les ordres de Moreau, stationné sur le Rhin, la deuxième de quarante mille hommes que commande Masséna, et entoure Gênes, la troisième de cinquante mille hommes en cour de rassemblement a Dijon et commandé par Bonaparte lui-même.

Son plan et d’anéantir les Autrichiens en Italie et de les culbuter en Bavière sur le front du Rhin. Le 5 avril 1800, les Autrichiens prennent l’offensive et attaquent l’ensemble des cols des Apennins et Masséna remontant sur le Var, se trouve face au feld-maréchal Mélas qui l’oblige à s’enfermer dans la ville de Gênes. Cette attaque décide Bonaparte a gagner rapidement Milan.

Ainsi, le 20 mars, là où l’on s’y attendait le moins et après un exploit formidable, il franchit avec son armée, le Grand Saint-Bernard et apparu sur les derrières de l’armée autrichienne. Il arrive cependant trop tard, Masséna après une résistance héroïque a capitulé.  

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Desaix pénètre en Val d’ Aoste.

Desaix pénètre en Val d’Aoste le 7 juin, accompagné de ses deux mamelouks et quelques officiers, Bonaparte lui, est arrivé quelques jours plutôt à Milan le 2 juin. Ils ne sont plus très éloignés l’un de l’autre. Il brûlait de se battre, et avait dit deux ou trois fois, la veille, à ses aides de camp: «Voilà longtemps que je ne me bats plus en Europe. Les boulets ne nous connaissent plus, il nous arrivera quelque chose».

Déjà le général Lannes avec l’avant garde française avait battu l’ennemi le 10 juin à Montebello et lui barrait par cette action une voie de retraite. D’autres bonnes nouvelles arrivaient, le général Moreau sur le Rhin, par une série de succès, allait contraindre l’ennemi à signer l’armistice en juillet.Bonaparte et Desaix se rejoignirent le 10 juin à Stradella.

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Desaix essuie le courroux de Bonaparte.

« Comment, lui dit le Premier consul, avez-vous pu, vous, Desaix, attacher votre nom à la capitulation d’El-Alrych ? »  Je l’ai fait, répondit Desaix, je le ferai encore, parce que le général en chef ne voulait plus rester en Égypte, et que, dans une armée éloignée et hors de l’influence du gouvernement, les dispositions du général en chef équivalent à celles des cinq sixièmes de l’armée. J’ai toujours eu le plus grand mépris pour l’armée du grand vizir, que j’ai observée de près; j’ai écrit à Kleber que je me faisais fort de la repousser avec ma seule division. Si vous m’aviez laissé le commandement de l’armée d’Égypte et que vous eussiez emmené Kleber, je vous aurait conservé cette belle province, et vous n’eussiez jamais entendu parler de capitulation. Mais enfin les choses ont bien tourné, et Kleber, à Héliopolis, a réparé les fautes qu’il avait faites depuis six mois ».

Desaix se voit confier le commandement d’un corps d’armée comprenant la division Mounier et la division Boudet, mais maintenant restait à trouver l’ennemi.

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Publié dans : Desaix, bataille de Marengo |le 2 février, 2008 |Commentaires fermés

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