Fournier Sarlovèse ou une légende tenace…

 

  Fournier Sarlovèse… 

Faut-il croire les Mémoires ?)

Un sabreur extravagant, mais fascinant. 

 Un intrépide soldat, indiscipliné, caractériel, qui fut le démon de l’Empire et le cauchemar de Napoléon. 

Ce général d’Empire serait le plus mauvais sujet de l’armée ?

 

  L’Histoire gardera de lui que ses frasques, ses éternels et interminables duels, dont les plus célèbres se feront  avec le général Dupont, oubliant l’ardeur, la valeur et la générosité de cet officier dans les combats sanglants de l’Empire. 

 Oublions les fautes de l’homme et inclinons-nous devant l’héroïsme du soldat dans la journée du 28 décembre 1812. Sans lui, de l’aveu même du duc de Bellune (maréchal Victor), la Grande Armée eût eu pour linceul les eaux glacées de la Bérézina.

 François Fournier (1772-1827) qui était vraiment cet officier de cavalerie du premier Empire, ce chef de cavalerie hors pair, connu pour ses charges tant en Espagne qu’en Russie et dont la littérature et le cinéma en ont dressé un portrait peu flatteur, de séducteur brutal, de duelliste effréné, de pilleur sanguinaire. Reprise par de nombreux «historiens», cette légende s’est développée en se déformant au fur et à mesure du temps, chacun voulant apporter son coup de pinceau pour mieux noircir le personnage.

Un caractère entier, des colères soudaines et un tempérament orgueilleux, ont fait de lui un personnage excentrique que ses contemporains ont peu apprécié et à qui les historiens n’ont su rendre justice.

En confrontant les témoignages des uns avec les autres, alors on découvre un homme élégant cavalier, un tireur incomparable, courageux et cultivé, est peu ressemblant à l’image qu’on a voulu lui donner.

Fidèle aux convictions républicaines de sa jeunesse, opposant à Napoléon, il a gardé toute sa vie durant une constance remarquable, sachant cultiver ses amitiés. (Pierre-Henri Zaidman)

 

Un personnage de roman.

De Fournier est inspiré le roman de Joseph Conrad « Le duel » rendu célèbre par l’adaptation cinématographique qu’en a fait Ridley Scott en 1977 sous le titre « Les duellistes. »  L’œuvre de Conrad est le récit du plus célèbre duel livré par le général Fournier.

Fournier Sarlovèse  ou  une légende tenace... dans IL Y A DEUX SIECLES. fournier

 Au passage des ponts de la Bérezina, des actions déterminantes sur les armées Russes, afin de rendre aveugle les canons de Wittgenstein.

  Son nom aurait pu être inscrit sur l’Arc de Triomphe.  

 

Une adolescence mouvementée.

Fils d’un aubergiste de Sarlat, François Louis Fournier, né en 1772, est l’aîné de sept enfants,  il révèle trés tôt des dispositions pour le chant religieux et se fait remarquer aux offices du dimanche.  Il possède aussi des prédispositions exceptionnelles pour l’étude, et  se mit à étudier le Latin qu’il finit par parler aussi bien que le Français En classe il se montre studieux et attentionné, mais à l’extérieur, il révèle un égal penchant pour les jeux violents.

 A l’annonce de la Révolution, il sert dans la Garde nationale de sa ville puis,  il vient à Paris pour s’employer à l’étude de procureur d’un de ses parents, d’où il s’engage dans la Garde constitutionnelle au milieu de fils de nobles qu’il méprise.  Gagné par les idées révolutionnaires, il la quitte très vite et obtient un brevet sous Montesquiou, de sous-lieutenant au 9e hussards. 

Affecté à l’armée des Alpes en (1792-1793), il se fait remarquer pour son talent de parole qui font de lui un orateur apprécié et pour ses prises de position ultra jacobines, ce qui lui vaut d’être emprisonné à Lyon. Il parvient à s’évader et a se faire réintégrer dans l’armée du Nord, puis dans celle de Sambre-et-Meuse. Toujours Jacobin, il est destitué pour de prétendues indélicatesses financières (détournement de fonds de la caisse du régiment). 

Il revient à Sarlat où il multiplie les actions spectaculaires contre la réaction thermidorienne et les bons bourgeois de sa ville, d’autant qu’ ils doivent renoncer à une réparation par les armes, Fournier étant d’ une force  redoutable au sabre et au pistolet, ne laissant aucune chance à ses adversaires.  Poursuivi, il retourne à Paris.

 

Il se met au service d’Augereau. 

Il devient l’aide de camp d’Augereau avec lequel il participe au coup d’Etat du 17 fructidor, manœuvré par Barras, puis à la campagne d’Allemagne en qualité de président du conseil de guerre. De passage à Paris en 1798, il est mêlé à l’affaire du café Garchy où se bagarrent des gardes nationaux et des royalistes. Il ne suit pas Augereau dans sa disgrâce et obtient malgré son manque d’expérience et, après un subterfuge, le commandement (colonel) du 12e hussards qui est vacant depuis l’expédition d’Irlande.

 

La rencontre avec Dupont(pas celui de la honteuse réédition de Baylen  et de sa participation à la condamnation du Maréchal Ney)

En 1794 il s’était déjà taillé une solide réputation de querelleur et duelliste. Déjà, pour des raisons futiles, on se querellait facilement dans l’armée, mais les hussards étaient les plus craints et Fournier le plus terrible de tous. Se trouvant à Strasbourg il provoqua et tua en duel le jeune Blumm, un strasbourgeois, soutien de famille nombreuse. L’affaire fit grand bruit dans la ville. Le soir même le général Moreau devant donner un bal et, craignant le scandale, chargea son aide de camp, le capitaine Dupont, de lui barrer la route. Mais Fournier qui n’était pas homme à se laisser barrer le chemin, provoqua Dupont en duel, ainsi  commençèrent les fameux duels avec Dupont, une affaire qui dura plus de 19 ans.

Lorsqu’il fut obligé de s’en retourner à Sarlat, qu’adviendrait-il de son duel avec Dupont ?  Alors usant de ses talents de juristes il proposa à Dupont une charte ainsi libellée : 

- Article 1er. Chaque fois que MM. Dupont et Fournier se trouveront à trente lieues de distance l’un de l’autre, ils franchiront chacun la moitié du chemin pour se rencontrer l’épée à la main ;
- Article 2. Si l’un des deux contractants se trouve empêché par son service, celui qui sera libre devra parcourir la distance entière, afin de concilier les devoirs du service et les exigences du présent traité ;
- Article 3. Aucune excuse autre que celles résultant des obligations militaires ne sera admise ;
- Article 4. Le traité étant fait de bonne foi, il ne pourra être dérogé aux conditions arrêtées du consentement des parties.

   

 L’Italie fut le terrain de ses premiers exploits. 

 Le 12e hussards est intégré à l’armée de réserve basée à Dijon, chargée d’appuyer Masséna en difficulté en Italie.  Fournier s’illustre à plusieurs occasions. Le 18 mai 1800, à l’attaque des ennemis à Châtillon, il charge à la tête de 100 hommes de son régiment. Il brille ensuite à Chiusella, Chivasso, Montebello, Casteggio et  à  Marengo où le 12e hussards et le 21e chasseurs défont la cavalerie ennemie à Castel-Ceriolo. Il combat brillamment à Ala et Bassano.

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 Marengo,  charge du 12e hussards.

L’antipathie de Napoléon vis-à-vis de Fournier, a fait que ses faits d’armes, comme ici à Marengo, ne seront pas récompensés.

 

Les premiers différends avec Napoléon.

Fournier n’aime pas Bonaparte, il est républicain et le déclare… Il n’hésite pas devant le Premier consul en personne à critiquer son goût pour l’autorité lui préférant la «République romaine». Malgré des citations élogieuses dans les rapports et dans les bulletins de l’armée, il est ignoré par Bonaparte qui se rattrape en lui décernant avec retard des pistolets d’honneur. Néanmoins il lui refuse le grade de chef d’escadron en raison de son manque d’ancienneté.

 

 Il est très bel homme, il chante et danse a ravir. 

 Fournier était un homme  bien bâti et le haut du corps bien formé, puissant, une taille mince et des jambes musclées. Il avait aussi un beau visage, les cheveux noir de jais, courts et ondulés, les yeux bleu vif. (Laure Junot, duchesse d’Abrantès, mémoires)

Au moins un soldat, le maréchal Michel Ney, détestait Fournier et le considérait comme une petite brute, probablement en raison de la façon dont il s’y prenait pour provoquer des duels, qu’il savait en sortir vainqueur.

De retour provisoire à Paris pour demander le retour de son régiment, il mène une vie mondaine avec la belle Fortunée Hamelin  dont il ignore qu’elle est aussi la maîtresse de Savary et une indicatrice de Fouché, alors ministre de la Police, tout en exprimant ouvertement, y compris devant Bonaparte, ses opinions fortement empreintes des idées républicaines.

Fortunée Hamelin par Appiani musée Carnavalet

Madame Hamelin, née Jeanne Geneviève Fortunée Lormier-Lagrave (1776-1851)

Fournier promis de faire passer Bonaparte sous le ventre de son cheval  et il en vient à se vanter: «Vous connaissez ma force au pistolet, eh bien, je me charge de descendre ce jean-foutre à vingt pas, d’une balle au front.» 

La conspiration  Polangis.

Les anciens camarades et connaissances de Fournier se nommaient Mortier, Junot, Augereau, Lefebvre, Davout, Masséna, Bernadotte, Delmas et Donnadieu. 

Gabriel Donnadieu

Gabriel Donadieu (qui deviendra lui aussi général et qu’on appelait aussi parfois Donne au diable) fit la même promesse d’assassiner le nouveau maître à la première parade.

Mais les murs avaient de grandes oreilles, celles de Fouché. 

Le 2 mai, Antoine Delmas fut intimé de s’éloigner d’au moins 30 lieues de la capitale. Delmas qui avait osé dire à Bonaparte: « Il ne reste plus qu’à changer vos dragonnes en chapelets. Quant à la France elle n’a plus qu’à se consoler de la perte d’un million d’hommes, qu’elle aura inutilement sacrifiés pour mettre fin aux pasquinades que vous ressuscitez. » 

Donadieu fut arrêté le 3 mai. 

Mêlé à un supposé complot, Fournier est mis en arrestation, au moment où la proposition de consulat à vie du Premier consul est soumise au vote de l’armée. Après avoir été enfermé au Temple pendant quelques temps, un ordre d’exil le confine en Périgord.

Fouché l’a dit dans ses mémoires: « cette conspiration des Généraux n’était pas bien méchante ni dangereuse .»

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Maison natale d’Etienne de La Boétie, né le 1er novembre 1530.

Après la Révolution elle devient la propriété du général- comte Fournier-Sarlovèze.

 

 Dans l’incertitude. 

La disgrâce dure trois longues années, il ronge son frein et tente de réintégrer l’armée tout en continuant à maudire Napoléon.  Un ordre l’envoie bientôt après en Amérique, sur les vaisseaux de l’expédition commandée par l’amiral Villeneuve. Mais débarqué, il est à nouveau remis à la disposition du ministre de la Guerre, qui lui prescrit de rejoindre Orléans.

 

 Une carrière relancée en Italie. 

Après avoir reçu de multiples courriers et demandes d’intervention, Napoléon fléchit et le 15 mai 1806, Fournier est nommé à l’armée de Naples avec le titre d’adjudant commandant à l’état-major de Reynier, sous les ordres de Masséna, pour lutter contre les insurgés de Calabre. L’expérience de guérilla dans les montagnes ne lui apporte aucune gloire mais Masséna est satisfait de son comportement.

 

 Un hussard en Pologne. 

Protégé par le célèbre général Lasalle qui trouve en Fournier un bon alter ego prêt à toutes les frasques, il devient chef d’état-major de ce dernier juste avant la bataille d’Eylau et se distingue en 1807 dans plusieurs charges de cavalerie à Guttstadt. Il sert brillamment pendant toute la campagne de Pologne et, malgré son opposition ouverte à l’Empereur, il obtient la Légion d’honneur et le commandement de la 5e division de dragons,  cantonnés en Silésie.

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 En Espagne. 

Avec la 5e division de dragons, il est ensuite envoyé en Espagne sous les ordres de Lorge. Il participe à la campagne du 2e corps de Soult dans le nord du pays et contribue, en réserve, à l’évacuation des Anglais et à leur embarquement à la Corogne.

Fournier rejoint le 6e corps de Ney, il est aux ordres du général Maurice Mathieu et, après plusieurs batailles de guérilla, il est affecté à la défense de Lugo où il résiste entre les 18 et 23 mai 1809 avec seulement 1500 hommes contre 20 000 assiégeants. 

Contre son gré, il se trouve au milieu de la querelle entre Ney et Soult et ayant pris le parti du premier, il est victime de son retrait et de la  victoire  du second. Il est encore faussement accusé de malversations mais continue de servir courageusement. En décembre 1809, victime collatérale de la rivalité entre Soult et Ney, il est à nouveau mis en disponibilité et retourne à Sarlat. 

 

 De retour en Espagne. 

Ses talents de cavalier le rendent indispensable et il repart avec le 9e corps de l’armée d’Espagne sous Drouet D’Erlon, il s’illustre encore dans des opérations de lutte antiguérilla à la frontière du Portugal. Seule force intacte, sa cavalerie est utilisée par Soult dans son évacuation, et Fournier a encore l’occasion de briller par sa charge du 5 mai 1811 à Fuentes-de-Oñoro, où, avec sa brigade, il avait réussi ce qui était tenu pour un impossible exploit, a enfoncer et sabrer trois carrés de fantassins anglais et en anéantir un complètement. 

C’est cette qualité suprême de cavalier exceptionnel qui lui avait valu l’amitié et la protection jamais démenties du plus célèbre des hussards, le général Lasalle.

Sa brutalité et son efficacité redoutable dans les opérations de lutte antiguérilla lui valent d’être surnommé El Demonio par les espagnols.

Pendant cette seconde campagne, Fournier, toujours aussi hostile à la personne de Napoléon, devient néanmoins légitimiste, laissant de côté ses anciennes valeurs jacobines et républicaines. Il adopte le comportement prévaricateur et intéressé de nombreux officiers supérieurs, pillant et rançonnant les villages traversés, maltraitant ses hôtes forcés, ce qui ajouté à son caractère provocateur, contribue à une réputation peu flatteuse.

 Des actions déterminantes pour protéger les ponts de la Bérézina. 

« Arrière tout autre souvenir qui viendrait se placer entre le nom de Fournier et celui de la Bérézina » (Général Thoumas) 

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« Passage de la Bérézina 28 novembre 1812  Auteur  Fournier-Sarlovèze François »

  Au cours de la campagne de Russie, il commande la 31e brigade de cavalerie légère composée de hussards badois, de chevau-légers hessois et de Westphaliens, dans le 9e corps de Victor. Au fur et à mesure de la campagne et de la retraite, ses talents font merveilles et il mène plusieurs charges contre un ennemi supérieur en nombre. Promu général de division le 11 novembre 1812, il se distingue quelques jours plus tard à la bataille de la Bérézina en écrasant 5000 cavaliers russes en trois charges menées avec 800 chasseurs hessois et badois au prix de 500 d’entre eux, permettant ainsi le passage du gros de l’armée.  Atteint gravement au mollet par un boulet, il est remplacé par le colonel von Laroche qui exécutât de très brillantes charges déterminantes, Fournier blessé rejoint l’avant-garde de protection du prince Eugène de Beauharnais.

Mais, sur le champ de bataille, il redevenait ce qu’il était: ce chef de cavalerie hors pair. Il n’y avait plus à ce moment, ni séducreur, ni joueur, ni bretteur. Il n’y a que le général François Fournier, l’homme de Montbello et de Marengo, de Fuentes-de-Oñoro. Ses charges précises et violentes étaient foudroyantes.

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  Témoignage du général Rapp :  « Je vis des charges d’infanterie et de cavalerie très brillantes ;  celles que conduisait le général Fournier  surtout étaient remarquables par leur ensemble et leur impétuosité ».

La Bérézina franchie, la Grande Armée poursuivit sa course  sans cesse harcelée par les armées russes, semant sur sa route ses derniers canons, égrenant son chapelet de morts. La brigade de cavalerie du 9ème corps combattit encore, réduite à la valeur d’un escadron, à Malodczna et à Kowno,  dans ce dernier engagement, Fournier eut encore un cheval tué sous lui, le quatrième depuis le début de la campagne. Puis les restes de la valeureuse troupe se dispersèrent, fondirent dans la débâcle finale.

Fournier parvient,  fin décembre 1812, seul, bléssé, les deux pieds gelés, a  grand-peine à atteindre Dantzig. La gangrène s’était mise dans le pied droit. Celui-ci fut sauvé grâce à un traitement énergique, des incisions pratiquées dans la chair et dans lesquelles on introduisait du camphre.

 

 Campagne de Saxe et ultime querelle avec Napoléon 

A nouveau en semi disgrâce, il obtient son affectation comme chef de la 6e division à la cavalerie légère du 3e corps d’armée de cavalerie sous les ordres du général Arrighi nommé par la suite commandant supérieur de Leipzig. Le 17 juin 1813, il met en déroute le groupe de francs-tireurs du major Lützow mettant hors de combat plus de 500 hommes. 

Le 15 juillet, à Leipzig, il reçoit la croix de commandeur de la Légion d’honneur. Fournier sert encore une fois brillamment à Gross Beeren et à Leipzig. Il est destitué le 26 octobre suivant, suite à une altercation verbale avec Napoléon relative à la viabilité du régime. 

Arrêté et conduit à Mayence, des Cosaques russes, paraissent sur la route, menaçant l’escorte, Fournier profite de cette circonstance pour retrouver sa liberté. Il se rend volontairement à Mortier. Napoléon ordonne sa mise en surveillance illimitée. Après plusieurs demandes, il est autorisé à se rendre en toute liberté à Sarlat pour y attendre les ordres du ministre de la Guerre et il est rétabli dans le cadre des lieutenants-généraux.

 Les dernières années de sa vie. 

Il est exilé à Sarlat, lorsque la première restauration, en 1814, vient le rendre à la liberté et à son emploi militaire. Il envoie un courrier de ralliement à Talleyrand, sans ambiguïté mais prétexte une blessure pour ne pas servir immédiatement. 

En 1815, pendant les Cent-Jours, il refuse de remplir des fonctions civiles ou militaires.

A la seconde Restauration, il est employé au licenciement des corps de cavalerie dans les (11e et 20e divisions), placé en non activité en 1816, promu inspecteur général de cavalerie la même année puis d’infanterie en 1817, affecté à la cavalerie en 1819, employé à la rédaction du code militaire le 1er janvier 1820.

Il devient haut fonctionnaire sans perdre son caractère de hussard frondeur, répétant les incidents et étant mis aux arrêts plusieurs fois. Malgré cela, Louis XVIII veut lui conférer en 1819 le titre de comte de Lugo pour récompenser sa participation à la défense héroïque de la ville. Fournier refuse et demande simplement l’autorisation d’ajouter à son nom celui de Sarlovése en référence à la fois à sa ville natale et aux noms des anciens défenseurs de la Gaule (Bellovèses, Sigovèses etc…).

 Ses incartades nombreuses lui valent d’être mis en disponibilité en 1820, il retourne à Sarlat et multiplie les querelles avec les notables. Il se présente aux élections législatives de 1822 comme candidat libéral, son programme soigneusement mesuré, réaffirme sa fidélité aux idées de la Révolution. 

Il ne se marie jamais, bien qu’il eu de nombreuses occasions. La jeune Aspasie Vedrenne d’une famille qui étaient proches de Fournier voulait l’épouser quand elle avait 16 ans, mais il la considérait comme une enfant.

Il prend en charge l’éducation d’un mineur en tutelle dont il est vraisemblablement le père. Il meurt à Paris en 1827 en laissant une dotation de 1500 Francs de rente aux trois plus anciens cavaliers de l’armée, il laissera aussi une immense fortune que les héritiers auront du mal à se partager.

Publié dans : IL Y A DEUX SIECLES. |le 23 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

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